Gratuité des services des banques en ligne : pourra-t-on toujours en profiter ?

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Banques en ligne ou banques traditionnelles, la question se pose toujours avant d’ouvrir un compte. Le public fait face à ce dilemme depuis environ 17 ans, années d’existence des organismes bancaires en ligne. Les résultats des études montrent que, jusqu’à présent, Boursorama, ING Direct, Hello Bank et toutes ces autres enseignes n’arrivent pas encore à conquérir la masse. Les institutions en ligne montrent une image généreuse à la minime partie de la population qui leur fait déjà confiance.
Comment cette générosité se paie-t-elle ? En attribuant 80 euros de cadeau de bienvenue à chaque nouveau membre, en allouant plus de 30 % des coûts aux dépenses marketing, les banques en ligne se retrouvent dans les résultats négatifs. Les pertes de 80 millions se répartissent entre toutes les enseignes. Quelle voie emprunteront ces banques pour sortir de l’embarras ?

Encore dans une période de conquête

L’effectif des abonnés aux banques en ligne ne permet pas encore aux organismes d’accumuler des bénéfices. Si les enseignes ne décident pas d’augmenter les frais, c’est parce que les clients potentiels sont encore nombreux. Pas plus de 10 % des Français souscrivent à des comptes bancaires en ligne. Il y a donc un long chemin à faire avant d’atteindre le nombre de consommateurs assurant le seuil de rentabilité. 2 millions de comptes, telle est l’étape incontournable à atteindre pour rendre le solde positif. Si cela semble beaucoup, les stratégies utilisées par les banques en ligne semblent porter leurs fruits pour l’atteinte de cet objectif.

Produits des banques en ligne : vont-ils cesser d’être gratuits ?

Ces banques en ligne attirent par la gratuité de leurs offres bancaires. Plus de la moitié des consommateurs ne paient aucun frais durant toute une année. Les chiffres montent à 54 % pour Fortuneo et à presque 60 % pour Boursorama. Voilà pourquoi les banques en ligne empilent la perte. A considérer les changements de comportements des enseignes dans leurs communications, il paraît que les organismes se détachent peu à peu de la gratuité. Est-il temps que les clients paient pour tous les services en ligne ? Les abonnés peuvent encore profiter des offres gratuites, vu que les enseignes se trouvent encore dans la phase destinée à conquérir. D’ailleurs, l’avènement de la néobanque ne permet pas aux banques en ligne de décevoir leurs clients, qui seraient facilement recueillis par le nouveau venu du secteur…

Quelles solutions sont envisagées ?

Si les banques en ligne n’ont pas encore la possibilité d’appliquer de nouvelles commissions, d’autres techniques sont à leur disposition. Le changement de cible constitue un moyen à effet sûr. Les enseignes peuvent fidéliser leurs clients tout en les obligeant à la consommation.

Changer de cible

Les jeunes constituent actuellement les principales cibles des banques en ligne. La plupart des enseignes ne produisent que pour les tranches d’âges actives, ou offrent des formules bancaires généralisées pour toute la masse. Afin de se hisser dans les états financiers à résultats positifs, les banques en ligne nécessitent une niche. Comme le montre l’équipe de detective-banque.fr dans les comparatifs, certains noms comme Fortuneo ou BforBank s’aventurent déjà dans le ciblage des consommateurs. Cette technique permet d’acquérir plus de clients impliqués dans l’épargne et les crédits.

Poser des conditions de gratuité

Comme les statistiques le confirment, moins de 50 % des clients des banques en ligne paient des frais. D’autres ne se servent de leurs cartes bancaires que rarement. Obliger indirectement les consommateurs à effectuer plus d’opérations permet de percevoir plus de commissions. Si les banques en ligne ne sont pas prêtes à renoncer à leurs tenues de comptes et opérations courantes gratuites, elles peuvent fixer un seuil minimum de paiements et de dépôts.



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